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Lettres de la guerre - Antonio Lobo ANTUNES

Publié le par Véronique B.

Sélection Télérama-France Culture Ces lettres, écrites par António Lobo Antunes alors qu’il était militaire portugais en Angola, entre 1971 et 1973, ont été publiées par la volonté de ses enfants. Elles constituent un témoignage sur une époque et plus sûrement encore un stock d’amour acharné. Lobo Antunes, à 10 000 kilomètres de Lisbonne, est rongé par l’éloignement, par le désir

d’amour, par l’envie frénétique de lire et d’écrire, des lettres et un roman. 
Ce sont des lettres historiques, au sens où le quotidien du soldat apparaît dans toute sa vacuité : il faut supporter les orages qui tombent à une « cadence d’apocalypse », vaincre l’ennui entre les diarrhées et les barbelés, s’habituer à l’étouffant « vert militaire », au port de l’arme à la hanche et à la peur au ventre avant des opérations sur un territoire inconnu pour une guerre post-coloniale dont les informations ne filtrent que par rumeurs.
Lobo Antunes lit Borges et Le Clézio et se lasse parfois des romans français « tyranniquement cartésiens », pour leur préférer ceux de l’Amérique du Sud. Deux ans de guerre, de visions cauchemardesques et d’incoercible saudade – une nostalgie dont la morsure est rendue plus cruelle encore par la fréquence capricieuse du courrier. Emouvantes, dévorantes, boulimiques, ces lettres d’amour et de guerre sont le plus bel hommage que puisse rendre un homme, ici un écrivain en devenir, à la femme qu’il aime.

L'avis des Incorrigibles

Note sur 5 : * * * * *

Antonio Lobo ANTUNES, jeune marié, fraîchement diplômé de médecine, va être envoyé en Angola pour 2 ans.

Il adressera quasiment une lettre par jour à son épouse restée au Portugal.

Ce livre est donc un recueil des courriers qu’Antonio Lobo ANTUNES a envoyé à son épouse durant cette période de 2 ans.

Par contre, il n’y a pas les lettres que son épouse lui a envoyées.

Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est le changement d’état d’esprit d’Antonio Lobo ANTUNES au fil des jours, qui, petit à petit, se dégrade devant l’atrocité, l’inertie, le désarroi, la solitude, de cette période de guerre.

La guerre reste en filigrane, Antonio Lobo ANTUNES ne raconte pas la guerre, mais simplement son état d’esprit, son amour pour les livres et l’écriture et son amour incommensurable pour son épouse. C’est d’ailleurs ce qui le sauvera de la folie. Grâce à cette période, il préparera ses futurs livres.

Bon, ça c’est pour le côté positif. Pour le côté négatif, c’est lassant…. C’est répétitif…. C’est long…. Surtout la fin de période où il est basé à Marimba. Il n’y a pas de répondant. C’est un monologue de 500 pages.

A vous de voir.

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