Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le rapport de Brodeck – Tome 2/2 – Manu LARCENET

Publié le par Véronique B.

Le vent, la neige, le froid et les hommes, enfin en apparence. Brodeck continue de noircir son carnet tout en peaufinant les dernières lignes de son compte rendu à propos de la disparition du « Der Anderer ».

Constat glacial d'un fait divers, confession, témoignage, petit-à-petit, il remonte aux racines du Mal. Pourquoi d'ailleurs ? Pour comprendre ou pour se faire absoudre ?

Manu Larcenent clôt Le rapport de Brodeck comme il l'avait entamé, magistralement ! La narration, qui suit l'esprit déglingué du héros, tangue d'une époque à l'autre dans une valse macabre faite de souvenirs épars à moitié effacés. Bribe par bribe, une image se forme et un cadre se précise : la guerre, la violence, la peur. Malgré la construction chaotique du scénario, l'auteur offre un récital de fluidité et de tension. Chaque anecdote apporte sa pierre à cet édifice psychologique en éternel déséquilibre. Les émotions succèdent aux frayeurs primaires, alors que le gel s'infiltre dans les corps.

L'avis des Incorrigibles

Note sur 5 : * * * * *

Il trônait dans ma PAL depuis sa sortie. Il était là, chaque fois que je passais devant, je me disais, allez, va-y c’est le moment. Et bien non ! Le moment, c’était aujourd’hui, et seulement aujourd’hui. Ca ne s’explique pas. Peut-être parce que nous sommes en septembre…

L’intensité ressentie est toujours la même, que ce soit à la lecture du roman et à la lecture du premier tome. La force des mots, des images ; c’est magistral ! Ca prend aux tripes, le nœud se serre à chaque page tournée.

C’est un des livres qui restera à jamais ancré en moi.

Bien que très noir, je pense qu’il devrait être une lecture, non pas obligatoire, mais enseigné à l’école, dès le collège.

Méfiez-vous, l’horreur est de nouveau à nos portes. Mais personne ne veut en entendre parler sauf quelques voix vite retournées à l’anonymat ou pire encore, balayées d’un simple geste.

Il ne faut pas aller bien loin… Il suffit de regarder devant notre porte. Mais cette fois, aucune excuse ne sera tolérée, plus personne ne pourra dire qu’il n’était pas au courant, qu’il ne savait pas…

Commenter cet article