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La baleine Thébaïde – Pierre RAUFAST

Publié le par Véronique B.

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l’Alaska, sur un bateau. Objectif : retrouver la fameuse « baleine 52 », qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l’équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d’autres desseins.
 
 
Au menu : l’inquiétant Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d’aventures extraordinaires.
 
Pierre Raufast, le roi de l’ingénierie littéraire, poursuit dans son troisième roman sa veine épique. Mêlant la science et la fantaisie, le roman d’éducation et d’aventures, il démontre avec brio sa capacité inépuisable d’imagination et son talent jubilatoire. Nous sommes ici en présence d’un délire imaginatif qui n’a d’égal qu’une arborescence narrative travaillée au nanomètre près. De sorte que, ahuri, le lecteur ne voit pas qu’il a affaire à un véritable programmeur.

L'avis des incorrigibles lecteurs

Note sur 5 : * * * * *

Voilà le dernier roman de Pierre Raufast. Et vous savez à quel point je suis fan de cet auteur.

Encore une fois, Pierre Raufast me fait rentrer dans son monde peuplé d’histoires gigognes. J’adore !

Il nous entraîne sur un bateau, à la recherche de la « baleine 52 ». Elle chante à une fréquence unique au monde… Mais que se cache-t-il derrière le Dr Alvarez, créateur du laboratoire Samaritano Institute, affréteur de cette expédition ?

J’ai suivi avec délectation les péripéties qui arrivent au jeune Richeville, un peu idéaliste, solitaire, paumé. Il ira de malchance en malchance…

Vous connaissez la « Théorie du Papillon » émise par Lorenz en 1973 : « Le battement des ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer un ouragan au Texas ? ». Pierre Raufast s’appuie sur cette théorie pour ses romans. Ainsi que sur des personnages tout aussi improbables. C’est à chaque fois une nouvelle découverte. Une belle découverte. Tant de possibles existent…

Je ne suis pas une étoile, mais je me suis posée pour lire doucement cette histoire.

Page 23

Cette année-là, moi, Richeville, je décrochais le diplôme de l’ESSEC…

…J’obtins le diplôme au bout de trois longues années.

Dans ma promotion, un tiers voulait devenir banquier par amour de l’argent. Un autre tiers visait l’ENA pour la puissance. Le dernier tiers se rêvait consultant dans l’un des big four pour devenir riche et puissant. Je faisais partie du quatrième tiers, le tiers honteux : celui qui n’avait aucune ambition. Le renégat du commerce, l’apostat du mangement. Autant vous dire que j’étais aussi populaire qu’une reine Bothrimyrmex chez les fourmis Tapinoma.

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